Inflammation
aiguë des ganglions ( cf ganglions ), qui
augmentent de volume et sont parfois douloureux.
Cause principale : maladie infectieuse.
Alcool
Une
consommation excessive d'alcool, même exceptionnelle,
diminue la vigilance et peut entraîner des
comportements sexuels avec des prises de risques
habituellement contenus.
Allergies
Manifestations
multiples: cutanées (démangeaisons locales
ou étendues, permanentes ou intermittentes, urticaire,
rougeurs), respiratoires (asthme, rhume des foins), digestives
(diarrhées). Cause : alimentaire ou médicamenteuse.
On peut être allergique à un gel, à un
préservatif en latex (rougeur du gland, irritation
anale ou vaginale), à une eau de toilette, à un
savon, à une drogue.
Amibes
Parasites
intestinaux qui peuvent se transmettre par voie sexuelle,
notamment par les contacts bouche-anus. Les symptômes
principaux sont des ballonnements, des diarrhées
intermittentes, des douleurs abdominales, des glaires
et des traces de sang dans les selles, mais aussi des
coups de pompe inexpliqués. Incubation : D'une à douze
semaines. Un examen de selles est indispensable. Le traitement
permet une guérison complète. Sans qu'il(s)/elle(s)
ne présente(nt) de signe évident d'amibiase,
votre(vos) partenaire(s) doi(vent) néanmoins se
faire soigner ( cf porteur sain ).
Anus (douleurs)
En
dehors de tout traumatisme direct (déchirure
par ongles, papier hygiénique, sodomie agressive,
accessoires....), les douleurs anales ont de multiples
causes : abcès, infection localisée.
Chancre syphilitique : plaie plus ou moins douloureuse.
Peut faire penser à une crise hémorroïdaire.
Accompagnée de ganglions dans l'aine (cf
syphilis). Fissure anale : sensation de déchirure
au passage des selles. La douleur s'estompe et
réapparaît quelques minutes après,
sous forme d'une crampe pouvant durer plusieurs
heures. Fistule anale : conduit filiforme provoquant
un suintement permanent plus ou moins clair, plus
ou moins chronique. A la longue, fatigue, fièvre.
Justifiable d'une intervention chirurgicale sous
anesthésie générale. Attention
: les symptômes de la fistule anale sont
en général discrets et peuvent ne
pas vous alerter tout de suite. Hémorroïdes
: (cf ce mot) Herpès : douleurs très
vives (cf ce mot) Mycose : démangeaisons,
rougeur locale (cf ce mot) Oxyures : parasites
intestinaux (petits vers blancs de quelques millimètres).
Démangeaisons plus ou moins cycliques, surtout
le soir, à la chaleur. Toute douleur anale
suspecte doit vous conduire à consulter
un médecin généraliste, qui
vous orientera vers un spécialiste, un proctologue.
Anulingus
Terme
sexologique qui désigne les contacts bouche-anus.
Faire "une feuille de rose" ou "bouffer
le cul de quelqu'un". Cette pratique n'est pas exempte
de risques (amibes, hépatite A, notamment).
Antibiotiques
N'en
prenez pas à tort et à travers face
au moindre rhume, au moindre coup de froid ou sous
prétexte qu'un jour un produit a été efficace.
De plus, vous pouvez créer des résistances à un
antibiotique. N'arrêtez pas un traitement
prescrit, même si, rapidement, vous notez
une très nette amélioration.
Blennorragie
Terme
scientifique pour "chaude-pisse". Contamination
sexuelle. On distingue les urétrites (cf ce mot)
des blennorragies ano-rectales (infections de l'anus
et du rectum). Ces dernières sont d'évolution
lente (c'est souvent le partenaire qui donne l'alerte),
et leurs symptômes la plupart du temps discrets
: fausses envies d'aller à la selle, démangeaisons
anales, vagues sensations de cuisson à l'anus
( ne pas confondre avce une crise hémorroïdaire,
qui lui ressemble grandement). Incubation : quelques
jours, une semaine, parfois plus. Traitement : examens
en laboratoire nécessaires, antibiotiques appropriés,
guérison complète sans suite. Pas de vaccin.
Récidive possible si nouvelle contamination. Nécessité de
traiter le ou les partenaires. La blennorragie témoigne
d'un rapport non protégé. La recherche
d'une maladie sexuellement transmissible doit s'accompagner
d'un test du VIH (cf ce mot) Gonocoques : Equivalent
de la blenno chez les filles. Très rare. Peu de
signe fonctionnel.
Bouche
Ne
négligez pas votre état bucco-dentaire.
Changez souvent de brosse à dents. Faites
régulièrement des détartrages,
qui évitent la formation de la plaque dentaire,
source de gingivites. Gingivites et aphtes sont
autant de portes d'entrée pour les microbes
et les virus. Ne partagez pas votre brosse à dents.
Candida Albicans
La
plus courante des mycoses chez les femmes. Provoque
des démangeaisons et des rougeurs de la vulve.
Se traite localement (ovule et crème).
Capote (rupture de)
Voir à préservatif
et à VIH (traitement postexposition).
Chlamydiae
Microbes
responsables du trachome (affection de l'oeil, conjonctivite,
paupières) et agents causals de maladies sexuellement
transmissibles. De plus en plus fréquent. Près
de 50% des urétrites sont dues aux chlamydiae.
Symptômes : mini-écoulement à la
verge ou pertes vaginales, qui dure des jours, voire
des semaines. Guère (ou pas) de brûlures
en urinant. Contagieux. Ganglions plus ou moins sensibles à l'aine.
Diagnostic difficile. Traitement : antibiotiques appropriés
pendant deux ou trois semaines. Négligées
ou insuffisamment traitées, les chlamydiae peuvent
provoquer des complications (urétrite, prostatite,
salpingite, cas de stérélité chez
les femmes).
Circoncision
Ablation
du prépuce (peau recouvrant le gland) pour des
raisons confessionnelles, culturelles ou mécaniques
(voir Phimosis).
Cockring
Anneau
en acier, en caoutchouc ou bracelet en cuir adaptable,
qui enserre la base de la verge et les bourses. En faisant
barrage-incomplet- à la circulation veineuse,
il permet des érections plus dures et des chutes
d'érection moins rapides. Evitez les cockrings
en laiton, en cuivre, en nickel (anneau de rideau), qui
provoquent rapidement des irritations ou un eczéma.
Trop serré, le cockring peut provoquer des hématomes
superficiels("bleus") très spectaculaires,
avec possibilité d'uriner un peu de sang. Voyez
votre médecin. La compression continue peut aussi
déclencher des inflammations locales ("gonflements").
Contamination
On
peut contracter des microbes ou des virus en embrassant,
en suçant (sans capote), en se faisant sucer (sans
capote), en sodomisant ( sans capote), en se faisant
sodomiser (sans capote). Les lésions de la peau
(petite coupure, irritation locale) et des muqueuses
(gland, gencives, petites et grandes lèvres, vagin)
facilitent l'entrée des microbes et des virus,
notamment le VIH et le tréponème, responsable
de la syphilis : c'est la notion de porte d'entrée,
de mini-érosion, de microplaie.
Crêtes
de coq
Petites
excroissances de peau d'aspect blanc rosé,
comparables à des verrues de quelques millimètres,
isolées ou groupées en bouquets,
en amas. Non douloureuses. Se développent
parfois très rapidement. Appelées
aussi condylomes acuminés ou végétations
vénériennes. Transmission par voie
sexuelle. Dues à un virus. Auto-inoculation
lors de microtraumatismes (lorsqu'on se gratte).
Localisations : pourtour du gland, commissures
des lèvres, région anale (interne
et/ou externe), au niveau de la vulve (grandes
et petites lèvres). Contagieuses par simple
contact. Incubation : de quelques jours à plusieurs
mois. Traitement : médical (application
d'azote liquide, ou cryothérapie ; électrocoagulation
; laser sous anesthésie locale lorsque les
crêtes de coq sont externes) ou chirurgical
(sous anesthésie locale ou générale,
selon l'importance de la localisation). Récidives
fréquentes même après traitement
adéquat. Examen et traitement éventuel
du ou de la partenaire.
Cystite
Inflammation
aiguë ou chronique de la vessie provoquant une miction
douloureuse.
XXXXXX
Dépression nerveuse
/ Déprime
Baisse
ou disparition du tonus psychique qui peut se manifester
de différentes façons, principalement
par une perte d'intérêt pour les choses,
les gens -y compris soi-même- et le sexe.
Causes variées : sentimentales, familiales,
professionnelles, état de santé.
Si vous sentez que cet état a tendance à s'installer
ou à revenir, consulter votre médecin.
Pas de médicaments ou de tranquilisants
sans avis médical.
Digue dentaire
Petit
carré de latex pour des rapports bucco-vaginaux,
bucco-anaux ou clitoridiens protégés.
Si vous ne pouvez pas vous en procurer, vous pouvez
découper un préservatif non lubrifié dans
le sens de la longueur.
Drogue
Substance
psychoactive, licite ou non, pouvant altérer
l'état général, la conscience
et les facultés intellectuelles. Crée
une dépendance physique et/ou psychologique
(alcool, cannabis, cocaïn, héroïne,
poppers, ecstasy ...) La perte de la maîtrise
de soi peut entraîner des prises de risques
lors des rapports sexuels.
Dysménorrhée
Douleurs
des règles provoquées par la contraction
répétée des ovaires.
Fellation
Lire "tout
sur la pipe"
Fémidon
Préservatif
féminin en polyuréthane ou en latex.
Il se place à l'intérieur du vagin
et au niveau anal, en cas de refus du partenaire
de mettre une capote ou s'il bande mou.
Fist-Fucking
Pratique érotique
consistant en une pénétration anale
(ou vaginale) des doigts, de la main, du poignet,
voire de l'avant-bras. Nullement anodine. Diplomatie,
délicatesse, lubrifiant (ne pas hésiter à en
mettre beaucoup sur l'anus et sur les gants), ongles
courts et bien "limés" et, surtout,
gants en latex sont les conditions indispensables
pour éviter les accidents, parfois dramatiques
(déchirure hyperdouloureuse de l'anus, véritable
urgence chirurgicale, avec hémorragie cataclysmique).
L'intestin est insensible à la douleur,
d'où la possibilité de perforations
très graves qui n'apparaissent pas immédiatement.
L'envie réciproque et la connaissance de
la technique sont nécessaires.
Gale
Affection
cutanée due à un parasite, un acarien
qui vit et pond des oeufs dans la peau. Se transmet
par contact direct ou par l'intermédiaire
de linge souillé. Signes : démangeaisons
sur les avant-bras, le ventre, entre les doigts,
etc.., survenant lorsque vous avez chaud, notamment
la nuit. Lésions sur les bourses, sur la
verge, sur les petites et grandes lèvres.
Traitement : douche (ou bain) très chaud.
Savonnage. Séchage puis application, du
cou aux orteils, de produits vendusen pharmacie
sans ordonnance. Gardez le produit douze heures,
puis prenez une douche et faites éventuellement
une nouvelle application. Lavez tous les vêtements,
les draps, le linge de toilette. Nécessité de
traiter le ou les partenaires.
Ganglions
Petits
renflements arrondis siégeant aux aisselles, à l'aine,
sur les faces latérales du cou, la nuque...
Volume variable d'une lentille à la noisette.
Signe d'une infection. Les ganglions augmentent
de volume -et sont parfois douloureux - lorsque
la zone qu'ils drainent est infectée (cf
adénopathies).
Godemiché
Substitut
pénien. N'ayez pas l'engin plus gros que
l'envie, car l'intestin est insensible à la
douleur. Un gode mal adapté peut provoquer
des douleurs insoutenables, tant au niveau anal
que vaginal. Préférez les matériaux
semi-rigides. Pas d'objets contondants. Bien le
lubrifier et le nettoyez après usage. Pour
plus de précautions, le recouvrir d'un préservatif....et
chacun le sien.
Grain de beauté
A
surveiller, notamment en cas d'exposition au soleil.
Toute augmentation de taille, tout changement de
couleur doivent attirer l'attention. Risque possible de cancérisation.
Le dermatologue peut l'enlever et le faire analyser.
Hémorroïdes
Dilatations
variqueuses des veines ano-rectales. Externes,
visibles (petites tuméfactions bleuâtres)
ou internes (dans le canal anal). Symptômes
: irritation anale, démangeaisons, sensation
de pesanteur. Augmentent de volume à l'effort.
Suintement local, saignement ou sang rouge arrosant
plus ou moins les selles. Complications : thrombose
(poche de sang très douloureuse, dure, de
la taille d'une noisette ou d'une noix). Certaines
thromboses hémorroïdaires justifient
un acte chirurgical urgent. N'appliquez pas n'importe
quelle pommade et consultez un médecin afin
de ne pas passer à côté d'un
herpès. Prévention : traitez une éventuelle
constipation. Suppression des épices et
de l'alcool. Traitement : sclérose sous
anesthésie locale, l'intervention chirugicale
n'est pas systématique. Il n'y a pas de
corrélation nette entre sodomie et aggravation/amélioration
des hémorroïdes.
Hépatites
Affection
du foie par agent infectieux (virusA, B, C...)
ou par agent toxique (alcool, médicament).
Symptômes : apparition d'une "jaunisse" (urines
foncées, selles décolorées,
avec parfois des troubles digestifs, peau colorée,
jaunâtre). Hépatite A : souvent bénigne,
guérit spontanément en un mois, pas
de forme chronique. Incubation : de quelques jours à six
semaines. Pas de traitement. Contamination : essentiellement
alimentaire, néanmoins contamination sexuelle
possible (contact bouche-anus). Il existe un vaccin
efficace, en une seule injection. Hépatite
B : passe inaperçue dans 80% des cas. Symptômes
: fatigue, perte d'appétit, troubles digestifs
mineurs, amaigrissement. Incubation : de quatre à vingt-huit
semaines. L'hépatite B devient chronique
pour 10% des personnes infectées et peut évoluer
vers un cancer du foie, d'où la recommandation
de la vaccination anti-hépatite B. Transmission
sexuelle : le virus est présent dans le
sang, la salive, le sperme. Traitement : uniquement
pour les hépatites B chroniques. Hépatite
C : passe le plus souvent inaperçue. Décelable
par examen sanguin. L'hépatite C devient
chronique pour 80% des personnes infectées
et peut évoluer vers une cirrhose du foie
et un cancer. Transmission : par le sang (partage
de seringues ou de la paille utilisée lors
des sniffs de cocaïne ou d'héroïne),
rares transmissions sexuelles. Traitement : uniquement
pour les hépatites C chroniques.
Herpès
Dû à un
virus. Contamination en général sexuelle.
Herpès labial : bouton de fièvre à la
commissure des lèvres. Herpès génital
: petit bouquet de minivésicules claires
sur fond rouge vif, parfois accompagné d'une
inflammation locale plus ou moins étendue.
Localisation : gland, prépuce, col utérin
(invisible), vulve. Herpès anal : souvent
très douloureux, pouvant être confondu
avec - une plaie syphilitique, d'où la nécessité de
pratiquer un examen sanguin pour détecter
une éventuelle syphilis. La première
crise d'herpès génital intervient
de sept à vingt et un jours après
un rapport contaminant. Peut s'accompagner de fatigue,
de maux de tête, de ganglions. Traitement
: n'appliquez pas n'importe quelle pommade et consultez
votre médecin. Cicatrisation en une ou deux
semaines. Contacts sexuels à éviter
au moment des poussées aiguës, et une
semaine après. Fréquentes récidives.
Les récidives anales et génitales
invalidantes sont justifiables d'un traitement à moyen
ou à long terme (acyclovir) ; les autres
crises peuvent être raccourcies par un traitement
précoce. En période de crise d'herpès,
possibilité de transmission à l'enfant
lors de l'accouchement.
Incubation
Délai
entre le contact avec le microbe ou le virus et
les premières manifestations de l'infection.
Très variable d'une maladie à l'autre.
Période souvent contagieuse pour le, la
ou les partenaires.
Infections sexuellement
transmissibles
Toute
maladie sexuellement transmissible peut passer
inaperçue ou récidiver (herpès),
d'où la nécessité d'un dépistage
précoce de ces infections.
Lavement
Purificateur
ou préparatoire, le lavement n'est ni à bannir
ni à pratiquer systématiquement.
Pas de jets brutaux. De la douceur. Eau tiède
(il est préférable de ne pas ajouter
de produit désinfectant). Volume modéré.
Evitez la véritable douche rectale, qui
fragilise la muqueuse et la rend plus perméable
aux microbes. Les produits antiseptiques, trop
concentrés, décapent la pellicule
superficielle protectrice du rectum et en modifient
l'écologie, d'où une constipation
secondaire et une fragilisation de la muqueuse,
qui devient une porte d'entrée pour les
virus ou les microbes.
Leucorrhée
Ecoulement
non sanglant et anormal de la vulve. C'est une
affection fréquente, qui nécessite
toujours un examen complémentaire. Elle
est souvent mal interprétée. Tantôt
elle est négligée par celles qui
pensent que toutes les femmes doivent avoir des
pertes, tantôt elle est exagérée
par celles qui, obsédées par la propreté,
ne présentent en fait qu'une humidité vulvaire
parfaitement physiologique.
Lubrifiants
Produits
qui facilitent le glissement et/ou la pénétration.
N'utilisez que des lubrifiants à base d'eau.
Pas de lubrifiants gras, car ils rendent le latex
poreux et peuvent entraîner la déchirure
des préservatifs.
Morpions
Appelés également
poux du pubis. S'accrochent à la racine
des poils (inutile de se raser, la lame leur passe
dessus) sont fixés aux poils. Parasites
de 2mm, gris clair ou gris foncé. Cycle
de reproduction : quinze jours. Visibles à l'oeil
nu. Le contact direct est nécessaire pour
en attraper. Signes : démangeaisons dans
la région pubienne, mais les morpions peuvent
se loger partout où il y a des poils (région
anale, torse, aisselles, jambes, cuisses). La découverte
de petites tâches noirâtres de la taille
d'une tête d'épingle dans le slip
ou le caleçon est typique. Traitement :
poudre ou spray du cou aux pieds (ces traitements
sont en vente en pharmacie sans ordonnance). Changez
le linge de toilette, les sous-vêtements,
les draps. La découverte de morpions n'est
pas un signe de malpropreté.
MST = Maladie Sexuellement
Transmissible
Blennorragies,
crêtes de coq, syphillis, hépatites, herpès,
VIH (cf ces mots). Les MST correspondent à l'expression à l'expression
visible ou clinique des IST (cf ce mot). Après avoir
presque disparu dans les années 80 et 90, certaines
MST sont en nette recrudescence, ce qui marque un relâchement
dans les attitudes de prévention. Les MST (mis à part
le VIH) se soignent bien, mais elles multiplient en moyenne
par 10 le risque face au sida.
Mycoses
Provoquées
par des champignons microscopiques. Principales localisations :
la peau (torse, dos, bras, plis de l'aine, entre les orteils, autour
de l'anus, sous les pieds, les ongles), le tube digestif (bouche,
oesophage, intestin), les organes génitaux (gland - ne pas
confondre avec l'herpès -, vulve, grandes et petites lèvres,
vagin). Traitement : poudes et pommades appropriées. Un
traitement par comprimés au long cours est parfois nécessaire.
Hauts lieux de contamination : saunas, piscines, gymnases.
Orchite
Atteinte
du testicule par un microbe ou un virus. En général,
complication d'une maladie (oreillons, par exemple) ou d'une urétrite
mal soignée.
Papillomavirus
Responsable
d'une maladie sexuellement transmissible, appelée crête
de coq (cf ce mot).
Phimosis
Impossibilité totale
ou partielle (possibilité de coulissage uniquement au repos)
de décalotter le gland. Dû au fait que la peau qui
recouvre le gland, le prépuce, est trop resserrée.
Le phimosis complet favorise le développement de sécrétions
et de fermentations nauséabondes ("fromage blanc")
qui irritent le gland. Le phimosis peut nuire aux ébats
amoureux. Traitement : circoncision (cf ce mot) ou simple correction
chirurgicale. Paraphimosis : frein court (déchirure ou rupture
mécanique possible lors de la pénétration
ou de la masturbation).
Piercing
Pratiqué dans
des conditions d'hygiène et de sécurité, le
piercing n'est pas plus dangereux que la pose de boucles d'oreilles
(du moins pour les tétons). Exigez du matériel à usage
unique. Chaque jour, désinfectez et faites tourner anneau
ou barrette. Minisaignements possibles pendant quelques jours après
la pose, d'où la nécessité de redoubler de
prudence lors des contacts sexuels. La cicatrisation demande parfois
plusieurs mois.
Porteur sain
On peut être
porteur d'un microbe, d'un virus sans pour autant être malade,
mais on devient un vecteur pour autrui. D'où l'importance
d'un dépistage précoce des MST et du VIH en cas de
contacts sexuels non ou imparfaitement protégés.
Pratiques sexuelles
Aucune pratique
sexuelle n'est exempte de risque vis-à-vis des MST et du
VIH. Tout contact entre muqueuses et/ou un liquide biologique est
potentiellement contaminant. La pénétration non protégée
est une pratique à très hauts risques, qu'il y ait
ou non éjaculation. La fellation, le cunilingus, l'anulingus
peuvent aussi transmettre le VIH ou des MST.
Proctologue
Médecin
spécialiste des affections de l'anus et du rectum.
Prostate
Organe interne
unique, situé à la racine de la verge. Accessible
par le toucher rectal. De la taille d'une noix. Traversé par
le canal de l'urètre. Grossit avec l'âge (à partir
de 55-60 ans), d'où de possibles compressions de l'urètre
qui provoquent des difficultés urinaires (on se lève
plusieurs fois la nuit pour uriner, on est obligé de "pousser" pour
uriner). L'intervention chirurgicale qui rétablit le passage
est actuellement un acte presque banal et n'a aucune conséquence
néfaste sur la sexualité. La prostate sécrète
un produit qui entre dans la composition du sperme. L'idée
selon laquelle la stimulation de la prostate lors de la sodomie
augmente la jouissance est un mythe qui reste à démontrer.
Prostatite
Infection
de la prostate par un ou des microbes. Peut être une complication
d'une urétrite négligée ou mal soignée.
Sexe à moindre risque
Appellation
française du concept américain de safer sex. Ensemble
des techniques érotiques qui excluent des pratiques sexuelles
de nos jours très risquées à cause du virus
du sida (pénétration anale ou vaginale, fellation,
anulingus, cunilingus), dont le but primordial demeure l'obtention
du plaisir, au profit de gestes beaucoup moins ou pas du tout contaminants
(caresses, masturbations réciproques, massages, léchage, à deux
ou à plusieurs). Le risque zéro, en sexualité n'existe
pas.
Sexuelles (difficultés)
Les difficultés
sexuelles ont des origines multiples et ne sont pas, au sens classique,
des maladies : ce sont des symptômes, des messages. Elles
impliquent que vous vous posiez des questions sur votre sexualité,
sur votre ou vos partenaires, sur vous-même, sur vos relations
familiales ou professionnelles. Leur répétition doit
vous mettre en éveil et vous inciter à consulter
quelqu'un. L'incident de parcours est banal et arrive à tout
le monde. Il existe aussi des médicaments qui peuvent corriger
les troubles de l'érection.
Sida
Syndrome
d'immunodéficience acquise. C'est la forme la plus grave
de l'infection à VIH (cf ce mot). Passée la phase
de primo-infection, qui intervient dans les mois suivants la contamination
et peut s'accompagner de symptômes, une personne séropositive
peut, au bout de quelques années, présenter des signes
d'affections mineures : fièvre, fatigue au long cours, amaigrissement.
Cela peut durer des mois ou des années. En fonction de critères
cliniques et biologiques, on prescrit un traitement antirétroviral
afin d'éviter la dégradation du système immunitaire,
de le restaurer et de prévenir l'apparition des infections
opportunistes graves qui atteignent les poumons, le cerveau, les
yeux. Celles-ci sont de plus en plus rares chez les séropositifs
traités, mais elles apparaissent la plupart du temps chez
ceux qui igorent leur statut sérologique (d'où l'importance
du test VIH) ou qui, se sachant séropositifs, ne veulent
pas se faire suivre.
Sperme
Quantité et
qualité varient d'un individu à l'autre. Goût
et odeur variables en fonction du régime alimentaire, sans
signification. Peut contenir quelques filaments rougeâtres,
voire un peu de sang. pas de panique. Voyez votre médecin.
Peut contenir aussi des microbes et des virus, notamment celui
de l'hépatite B et le VIH.
Syphilis
Vulgairement
nommée "vérole". Maladie infectieuse qui,
traitée, se guérit complètement, sans séquelle
aucune, y compris pour la possible descendance. On peut l'attraper
plusieurs fois et il n'existe pas de vaccination. Contamination
sexuelle (fellation et pénétration non protégées,
anulingus, cunnilingus). Symptômes : petite plaie ronde,
indolore, propre ou petite blessure qui n'a rien d'inquiétant,
apparaissant là où le microbe a pénétré.
Cette plaie, appelée chancre, apparaît entre huit
et quinze jours après le contact supposé contaminant
et siège sur le sexe (gland, sillon, frein, vulve), sur
l'anus (avec des douleurs pouvant faire penser à une crise
hémorroïdaire), dans la bouche, dans le rectum, dans
le vagin, dans le col de l'utérus. Cette plaie de quelques
millimètres, pas toujours visible, s'accompagne souvent
de ganglions à l'aine. Le chancre persiste de deux à quatre
semaines, puis disparaît spontanément. La maladie
n'en continue pas moins et, de six à huit semaines après
le contact sexuel contaminant, apparaît une maladie de peau,
la roséole (tâches rose pâle, discrètes,
sans démangeaisons et indolores, sur le thorax et les avant-bras
; s'accompagnent parfois, pendant la période secondaire,
très contagieuse, de maux de tête et de fatigue).
Examens sanguins : la syphilis peut être détectée
dans le sang de quinze à vingt jours après la contamination
et avant l'apparition des symptômes. Traitement : le plus
souvent, injection intramusculaire de pénicilline. Certains
médecins traitent avec des antibiotiques en comprimés.
Le résultat est identique. Même excellement traitée
et totalement guérie, la syphilis peut laisser dans le sang
une trace de son passage, et certains tests demeurent positifs.
Il n'y a pas forcément à s'inquiéter. Avoir
un test sanguin syphilitique positif signifie que vous avez attrapé une
syphilis récemment, soit que vous l'avez déjà eue.
Seul votre médecin peut interpréter ces résultats.
Testicules
Contenues
dans un sac (les bourses). Très sensibles à la douleur.
La puissance sexuelle n'est pas liée à la taille
des testicules. Au moment de l'ultime phase d'excitation sexuelle,
les testicules remontent et se collent contre l'abdomen : les bourses
se contractent. Pas d'inquiétude, c'est physiologique, donc
normal.
Urétrite
Infection
de l'urètre, le canal qui conduit les urines hors de la
vessie (cf blennoragie). Tout écoulement, tout suintement à la
verge, si minime soit-il, doit attirer votre attention. Symptômes
: de la minigoutte matinale, translucide, qui dure plusieurs semaines
et qui est négligée, à l'écoulement
verdâtre, d'apparition brutale, salissant le slip. Picotements
en urinant, sensation de brûlures, irritation du méat
urinaire. Devant le moindre écoulement, ne prenez pas n'importe
quel antibiotique avant de consulter un médecin ; le médicament
peut masquer la maladie et la rendre plus difficilement identifiable.
Vaccinations
Certaines
vaccinations sont obligatoires, d'autre conseillées. Votre
médecin traitant saura vous guider efficacement, y compris
pour la vaccination antigrippe. N'attendez pas la dernière
minute pour vous renseigner. Certaines vaccinations sont déconseillées,
voire contre-indiquées, chez les séropositifs (fièvre
jaune, choléra, BCG, typhus).
VIH
Virus de
l'immunodéficience humaine. Se trouve dans le sang, le liquide
pré-éjaculatoire, le sperme, les sécrétions
vaginales, le lait maternel et, plus rarement dans les autres sécrétions.
Le virus s'intègre aux lymphocytes CD4 (cellules du système
de défense immunitaire), dont il modifie le fonctionnement à son
profit, pour se multiplier. Sa prolifération provoque un
déficit immunitaire plus ou moins important. On reste porteur
du VIH à vie. Modes de contamination : sexuellement. Aucune
pratique sexuelle (sauf la masturbation réciproque sans éjaculation
sur le partenaire) n'est exempte de risques, y compris les rapports
bouche-sexe. Le VIH se transmet aussi par le sang (partage de seringue).
Détection : la présence du VIH dans l'organisme déclenche
l'apparition d'anticorps dirigés contre le virus. On peut
les détecter au moyen d'une prise de sang entre deux semaines
et trois mois maximum après contamination. Le test de dépistage
peut être prescrit par un médecin et sera pratiqué dans
un laboratoire de ville. Vous pouvez aussi vous rendre dans un
centre d'information et de dépistage anonyme et gratuit
(Cidag). En cas de rapport non protégé ou de rupture
de préservatif avec une personne séropositive ou
de statut inconnu, il existe aujourd'hui le traitement postexposition.
Il doit être initié dans les quatre heures suivant
le rapport à risque, et au plus tard dans les quarante-huit
heures. Au-delà, vous pouvez pratiquer un dépistage
précoce : en cas de contamination, un examen sanguin permet
de détecter une portion du VIH, l'antigène P24, présent
du 15ème au 30ème jour après la contamination
; passé ce délai, l'antigène disparait (il
peut réapparaître ultérieurement). ce test
est pratiqué dans les Cidag ; si besoin est, n'hésitez
pas à le demander. Séroconversion : période
qui correspond, après la contamination par le VIH, à l'apparition
des anticorps anti-VIh. Dès la contamination, on peut transmettre
le virus. Primo-infection : période initiale de la contamination.
Peut passer inaperçue, mais, chez la majorité des
sujets, elle s'accompagne de signes semblant annoncer une grippe
(fièvre, fatigue, douleurs musculaires ou articulaires),
qui peuvent durer quelques semaines. Traitement postexposition
: il consiste à prescrire une multithérapie anti-VIH
(deux ou trois antirétroviraux) pendant un mois. il faut
commencer dans les quarante-huit heures. Se rendre aux urgences
d'un hôpital ou consulter un médecin. le traitement
postexposition n'est pas une "pilule du lendemain" et
ne saurait remplacer les mesures de prévention. Traitement
: il n'existe pas de traitement curatif de l'infection à VIH.
Les antirétroviraux actuellement disponibles permettent
de freiner l'évolution clinique, de faire baisser la charge
virale (que l'on mesure lors des examens sanguins pratiqués
tout au long du suivi) et de restaurer le système immunitaire.
Mais en aucun cas les médicaments ne dispensent de mesures
de prévention. Même si la charge virale est inférieure à la
limite de détection par les tests actuels, le virus reste
présent dans le sang et le sperme.